Dr. med. Chami Karol

Les troubles psychologique etpsychiatriquesprendre en chargeau cabinet dentaire

by on Noi.16, 2012, under Blog

Les Différentes personnalités particulières peuvent enrichir la pratique quotidienne au cabinet dentaire.L’anxieux

et le phobique propres à l’activité dentaire, Le dépressif, sujet inerte et fané réagissant au ralenti, l’hystérique avec ses

exagération et son théatralisme, l’obsessionnel qui traque tout les détails et le paranoïaque qui peut menacer pour la

moindre remarque ; sont autant de situations qui peuvent correspondre à une souffrance mentale.Identifier ces

différennts profils peut être à la portée d’un chirurgien dentiste sensiblisé à la pratique de la psychiatrie et de la

psychothérapie.D’autres intersections entre la pratique dentaire et la souffrance psychologique sont identifiées dans ce

travail.Elles font appel à l’importance de la communication avec les patients, à la formation continue qui permet de l’aise

dans la prise en charge de l’aspect psychique dans notre pratique.

I. Introduction :

L’incidence destroubles psychiatriques serait encore sous-estimée par les disciplines médicales. Leur impact social

n’est toujours pas suffisamment pris en compte.Selon des études récentes, la prévalence de ces troubles a été de :8 à

10% d’anxieux1 à 1,5% de schizophrènes1% de maniaco-dépressifs (Kaplan et Sadok) (1)

Selon d’autres auteurs: 2 à 3% des patients qui consultent pour des soins dentaires, ont souvent une souffrance

psychologique

Pour l’OMS, les mêmes formes de troubles mentaux se trouvent dans toutes les sociétés, indifférement de leur

système d’organisation sociale et politique.Elle classe les troubles psychiatriques en 2 grandes catégories selon leur

origine connue ou présumée.

– Ceux qui ont une base organique démontrée secondairement à des lésions cérébrales ou à un défaut cogénital.

Les troubles psychiatriques fonctionnels : Ces troubles sont schématiquement regroupés dans 4 grandes catégories :

> Les troubles anxieux:

Ces derniers sont soit isolés, ou intégrés dans les composantes des névroses, les troubles de l’humeur, les troubles

psychotiques et les troubles de la personnalité.

Rappelons que l’anxiété est une émotion plus ou moins importante face à une situation angoissante ou face à la peur de

l’inconnu. Elle est pathologique lorsqu’elle devient inhibitrice.De plus la névrose dont elle est une composante majeure

est une maladie de la personnalité où les symptômes sont l’expression symbolique d’un conflit psychiatrique trouvant ses

racines dans l’histoire infantile du sujet. Elle n’altère en rien le système de la réalité. Ce qui la distingue de la

psychose.Il en existe 4 grands types:

La névrose phobique ou grande peur d’une situation d’un être ou d’un objet où l’angoisse est déplacée sur un objet

ou une situation.

 La névrose obsessionnelle-compulsionnelle, où l’angoisse est déplacée sur un contenu psychique. La névrose hystérique où l’angoisse est déplacée sur le corps sous forme de conversion somatiques.

La névrose d’angoisse où l’angoisse est libre et flottanteLes troubles de l’humeur :

Ces troubles sont très souvent retrouvés en pratique quotidienne, ils sont très variables en qualité et peuvent aller de la

dépression profonde névrotique ou mélancolique à l’accès maniaque franc.Les tableaux cliniques sont très variables. >

Les dépressions psychogènes ou névrotiques:

Ils associent en proportions variables des sentiments de tristesse, de découragement, d’inutilité à des manifestations

anxieuses à l’inhibition intellectuelle et physique. Les conduites suicidaires y sont fréquentes mais rarement dangereuses.

– Les accès mélancoliques:

Ils sont caractérisés par un ralentissement très important des fonctions intellectuelles (bradypsychie), une inhibition

souvent totale de la volonté, une anesthésie affective qui désespère le patient, une douleur morale avec perte

compléte du goût à la vie, des sentiments de désespoir, d’incapacité et de dépréciation personnelle et souvent même

une culpabilité avec idées de mort „désirée” et „recherchée” comme seule solution à ce qu’il vit.

L’accès maniaque :

c’est un état d’excitation qui se caractérise par une exaltation de l’humeur à tonalité euphorique et ludique, hyperactivité

désordonnée et des troubles du sommeil sous forme d’insomnie, le patient ayant le sentiment de perdre son temps

dans le sommeil.

Les schizophrénies :

Les syndromes schizophréniques sont marqués par une dislocation de la vie psychique des patients dans toutes ses

composantes : elle trouchera leur pensée, leur affectivité, leur vie relationnelle au réel. Les sympotomes les plus

souvent retrouvés sont des comportements étranges et bizarres, de l’illogisme et l’incohérence dans le discours qui

peuvent aboutir à la constitution de véritables syndromes délirants.

Les délires paranoïaques :

Il surviennent le plus souvent sur une personnalité paranïaque par une surestime de soi, une psychorigidité, de la

méfiance et une fausseté du jugement.

L’élaboration délirante y est souvent insidieuse et remarquable par la cohérence apparente du délire.

– les autres délires chroniques:

La psychose hallucinatoire chronique, qui est remarquable par l’âge de son éclosion dans la vie du sujet (40 ans) et

l’improtance des mécanismes hallucinatoires qui sous-tendent les constructions délirantes qui y sont retrouvées.

Les paraphrénies qui se caractérisent à elles par l’importance des mécanismes imaginatifs qui sous tendent les délires

qui prennent souvent des aspects fantastiques, de filiation ou de grandeur.

Les personnalités pathologiques :

Les troubles de la personnalité sont considérées comme des particularités de caractère le plus souvent chronique,

ayant pour conséquence commune d’amener une inadaptation à la vie avant tout dans ses aspects sociaux.Ces patients

semblent mener une vie normale, mais en réalité des difficultés d’adaptation et un sentiment d’insatisfaction et de

déception perturbent leur quotidien. Conflits et conduites antisociales perturbent la stabilité psychique de ces sujets.

Ces états se caractérisent par des comportements et des conduites anormales, de caractère permanent, perturbant de

manière plus ou moins profonde la vie du sujet.

On peut séparer 5 grands groupes de personnalités pathologiques :

– La personnalité hystérique.

La personnalité obsessionnelle.

La personnalité phobique.

La personnalité paranoïaque et sensitive.

La personnalité psychasthénique.

Autres troubles :

Par ailleurs d’autres troubles sont à considérer dont :

Les troubles des fonctions alimentaires:

L’anorexie mentale, et la boulimie surviennent plus souvent chez les jeunes filles. Elles sont l’expression de troubles

psychologiques certains.

– Les conduites d’addiction:

L’alcoolisme et la toxicomanie achèvent le panorama des troubles psychiatriques troubles.

Quelques pathologies pouvant interférer avec les soins dentaires III. Quelques pathologies

pouvant interférer avec les soins dentaires :

En odontologie, les troubles psychiatriques peuvent concerner le chirurgien dentiste de différentes façons. Le praticien

peut se trouver face à un patient perturbé mais ni lui ni son environnement ne s’en rendent compte. Au contraire, certains

sujets sont sous traitement psychiatrique ou psychothérapeutiqueUne étude de Haydn-Smith

souligne l’existance de plaintes concernant les prothèses dentaires liées à l’existance d’une

dépressionLe trouble psychiatrique n’est pas déclaré:

Ce mal être va se manifester de façon indirecte, discrète, et banale.

Pandentaire

Parmi diverses expressions possibles, les algies cervicales concernent le chirurgien dentiste. Ainsi la douleur vague, la

difficulté masticatoire, la sensation de mauvais goût, un trismus persistant, l’hypo ou hyper salivation, certaines lésions

de la muqueuse buccale (aphtes récidivents, lichen-plan,…) orientent les spécialistes de la cavité buccale vers une

série d’étiologie en rapport avec la complexité de l’innervation de la cabité buccale d’une part, d’autre part avec la

richesse de pathologies en rapport avec un soin dentaire quel qu’il soit.

L’identification d’une douleur par excès de nociception, l’expression au niveau buccal d’une pathologie d’ordre général:

hypertension artérielle, trouble hormonal n’est pas toujours aisé pour tout spécialiste de la cavité buccal. C’est,,

pourquoi le diagnistic de douleur psychogène est assez souvent hâtif et permet de masquer une incapacité à déterminer

le diagnostic étiologique.

A ce propos, une cancérophobie évoque souvent un état anxieux pathologique. De même un brossage rêpété et

agressif des dents et des gencives ou bien un usage immodéré d’antiseptiques buccaus peut trahir un trouble

obsesseionnel compulsif. Plaintes hypocondriaques, bouche sèche mauvais goût, sensation de brûlure, douleur faciale

ou orale peuvent rêvéler spécifiquement l’anxiété du sujet agé.

Des récits répétitifs de plaintes, une crise de larme injustifiée va mettre l’odontologiste sur la piste d’une composante

dépressive chez le sujet pris en charge.

Une étude de Haydn-Smith souligne l’existance de plaintes concernant les prothèses dentaires liées à l’existance d’une

dépression. (in 4)

Plus simple encore, une mauvaise hygiène dentaire et l’insouci total de l’esthètique expriment vraisemblablement une

dépréciation de soi. De même que, l’aspect vestimentaire révêle des particularités de l’individu. Une relation entre la

présentation de l’individu et l’état de la cavité buccale peut être aisément retrouvée. > Le trouble psychiatrique est

traité :

La plainte la plus fréquente est le sensation de la bouche sèche. Les psychotropes entraînent effectivement une

hyposialie. Bruxisme, nausées, constipation, anorexie, transpiration, tachycardie, vision trouble, rétention urinaire

expriment les effets secondaires ressentis par des patients sous antidepresseurs.

Les patients sous neuroleptiques sont plus susceptibles à la polycarie à cause de l’hyposialie. L’odontologiste doit attirer

l’attention du patient sur l’interêt de l’hygiène bucco-dentaire, des visites de contrôles, et l’humidification de la cavité

buccale avec de l’eau courante en breuvage ou en rinçage.

Une hypotension orthostatique possible pousse le praticien à redresser le patient, le plus lentement possible, en fin de

traitement.

Selon Ben-Aryeh et coll le traitement par les thymorégulateurs (Lithium) n’occasionnent pas de problèmes buccodentaires

particuliers secondaires à leur traitement. (5)

> Le cas particulier de l’anxiété:

 la phobie, et l’anticipation vont jusqu’à empêcher 5 à 6 % de la population de consulter le

dentiste. De plus 50% des gens ne vont le voir qu’en cas d’unrgence

L’anxiété normale est une composante presque constante lors d’une visite au cabinet dentaire). Néomoins,

l’odontologiste doit être en mesure de différencier entre l’anxiété normale et l’anxiété pathologique.

L’anxiété, la phobie, et l’anticipation vont jusqu’à empêcher 5 à 6 % de la population de consulter le dentiste. De plus

50% des gens ne vont le voir qu’en cas d’unrgence

Une phobie peut interdire tout examen dentaire. Ni le miroir, ni l’aspiration salivaire ne sont accéptés en bouche..

L’anxiété dentaire était selon cette enquiète ni liée à l’âge, ni au niveau intellectuel. Par contre la relation avec le sexe du

patient et le sentiment du „risque de souffrir” a été significative.

D’autres études soulignent en effet que la peur de la douleur, de la piqûre de l’anesthésie, puis de l’extraction dentire

sont par ordre de fréquence les sources de l’anxiété lors de la visite chez le dentiste.

Concernant la phobie à proporment parler :

La recherche et la spéculation sur les origines de la peur du dentiste ont dénombré deux principales sources

provoquant cette émotion.

– Une mauvaise expérience dentaire vécu par la personne.

– Une mauvaise expérience dentaire vécue par les autres personnes.

L’étude de Delacommune a relevé que sur un groupe de personne jugées anxieuses, dans le groupe phobique, 94%

ont vécu une séance antérieure très précise, unique, qualifiée par certain de „torture” ayant marqué ces patients à vie.

Raccourcir les attentes est le premier témoignage que le dentiste a une volonté d’éviter une attente anxieuse. L’aspect

vestimentaire du praticien influence l’alliance entre praticien et patient.

Ensuite, l’importance de l’écoute, a été exprimé par cetains auteurs comme aussi bénéfique que le soin dentaire”.

Les commentaires bienveillants, expliquant sommairement les étapes de soins peuvent diminuer les aspects

anxiogènes à la vue de daviers, seringues ou instruments rotatifs.

L’exigence universselle des patiens d’être au courant du déroulement du soin émane d’un besoin d’être rassuré.

Toutes ces attentions invitent le praticien à ne pas rester „braqué” sur l’organe à traiter et d’identifier un éventuel stress

vécu plus ou moins récemment par le patient afin de le prrendre en considération par de l’empathie et d’avantage

d’attention.

Le praticiense rappeller que tout au long des prises en charges bucco-dentaire, la communication non verbale revêt

toute son importance dans la pratique odontologique, le travail en bouche interdisant l’usage concomitant de la parole.

Or même quand un sujet se tait son corps parle pour lui (attitudes de défense, d’angoisse, d’impatience…)

De la même manière le patient reçoit beaucoup d’informations provenant de l’expression, du regard, de la mimique du

visage de la posture et de la gestuel du praticien.

Toutes ces attentions sont attendues par n’importe quel individu. Elles sont tout de même prépondérantes chez un

patient présentant une souffrance morale déclarée ou suspéctée.

Enfin, le chirurgien dentiste doit toujours se rappeler que son lieu d’excercice est un lieu très spécial. L’appreillage, les

bruits, la lumière du scialytique exacerbent l’appréhension de sa patientèle.L’agrément du cabinet dentaire en appareils

silencieux, le choix de la musique d’ambiance et niveau sonore adéquoit sont susceptibles de dimunuer l’intensité de

l’angoisse.

V Moyens thérapeutiques:

L’hypnose réussit à éviter la sensation douloureuse et à inhiber certains mécanismes purement

physiologiques tel que le contrôle de saignement et de la salivation ce qui a été prouvé

Parmi les moyens thérapeutiques, les thérapeutiques comportementales sont prépondérantes pour la pratique

dentaire.Elles utilisent des approches multiples dont: Les interventions de type congnitif

Il s’agit de faire modifier à la personne ses processus cognitifs c’est à dire sa façon de voir la situation, de la vivre, de la

penser.

Dans un premier temps, le dentiste doit gagner la confiance de son patient. En second lieu faire en sorte de réduire sa

souffrance en l’incitant à penser à une chose plaisante.(9)

Cette thérapie propose aussi le recours des stratégies de récompenses permettant de mieux adaptés chez l’individu

des modèles de comportement mieux adaptés à la situation. (9)

La relaxation

Les techniques de relaxation et de distraction sont en mesure de réduire de manière effective l’état de stress des

patients et leur niveau de tension anxieuse.

La détente musculaire rechérchée et obtenue atténue la perception douloureuse. Les méthodes de Jacobson et

Schultz sont très utilisées en dentisterie.(9)

La technique de Jacobson vise à accentuer au maximum les états de tension musculaire avant de les faire disparaître. Le

patient doit faire une liste de situations stressantes de la plus simple à la plus angoissante.

Dans la technique de Schultz, l’esprit et le corps sont en contradiction.. jusqu’au moment ou le corps fini par prendre le

dessus, de sorte que la relaxation corporelle réduit l’anxiété liée à l’image évoquée. L’hypnose

Son interêt en chirurgie dentaire est de plus en plus reconnu. Elle est désormais utilisée comme moyen efficace de

lutte contre les difficultés psycho-émotionnelles qu’engendre la visite chez le dentiste. L’hypnose réussit à éviter la

sensation douloureuse et à inhiber certains mécanismes purement physiologiques tel que le contrôle de saignement et de

la salivation ce qui a été prouvé experimentalement.

L’hypnose s’avêre également utile pour favoriser la guérison et promouvoir une bonne hygiène bucco-dentaire grâce

aux suggestions post-hypnotiques. Sont possibles grâce à cette technique, le dépassement progressif de la phobie du

soin dentaire. du réflexe nauséeux, le reflux salivaire et les soins de diverses manifestations somatiques.

L’hypnose s’avère également utile pour favoriser la guérison des symptômes ponctuels dans tous les cas elle ne

s’interesse pas aux causes des manifestations pathologiques. Les médicaments

Une prémédication neutralise une angoisse, diminue l’éveil (sédation) et neutralise le système neurovégétatif. Ainsi,

des réaction indésirables telles que la tachycardie les hypersecrétions digestives, une lipothymie vagale… seront

évitées au patient

Les benzodiazépines sont les plus utilisées au cabinet dentaire. Elles possèdent toutes des actions hypnotiques,

anxiolytiques, sédatives, myorelaxantes et anticovulsivants à des degrés variables.

Il ne leur existe pas de contre indications absolues à l’exception de la myasthénie sévère et des insuffisances rares

notamment respiratoires, la plupart des benzodiazépines passent dans le lait maternel sous forme active.

Les analgésiques centraux, barbituriques, anticholinergiques sont peu ou pas utilisés par le médecin dentiste.

Habituellement la prescription sera requise pour des patients réputés difficiles ou souffrant de douleur orofaciale

chronoque.

> certaines interactions médicamenteuses doivent toutefois alerter l’odontologiste :

Les benzodiazépines interagissent en synérgie avec les antihistaminiques, les macrolides, les antiparasitaires (

metronidazole ) et les antifongiques (micanazole) , fluroquinolones ( perfloxacine, Peflacine) La consommation d’acool et

autres depresseurs du SNC ainsi que la coféine, théophylline, anorexigènes et antidépresseurs imipraminiques

Pandentaire |

(anafranil, (Timour).

VI. Conclusion

Il est rarement du devoir du chirurgien-dentiste de prendre en charge les causes les plus profondes des cas

psychosomatiques francs. Cependant, la perception de l’origine des comportements „bizarres” est utile afin de pouvoir

orienter certains à une éventuelle psychothérapie.

Les thérapies comportementales sont les plus appropriées à l’odontologie. Elles permettent d’atteindre une bonne

motivation des patients et de lutter contre des anxiétés somatisées.

Une formation approfondie du chirurgien-dentiste dans les techniques de thérapeutiques béhavioristes

(comportementales) peut certainement enrichir l’arsenal thérapeutique dont il dispose.

La collaboration avec psychiatres et psychothérapeutes est sans doute incontournable.

Dr med.Chami Karol 6/2012Article reposté enrichi et adapté pour les praticiens de chirurgie buccale et Oral Maxillofacial


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