Dr. med. Chami Karol

L’ostéonécrose des maxilaires

by on Noi.16, 2012, under Blog

 

De nombreuses études médicales ont récemment établi un lien entre un problème médical appelé l’ostéonécrose des maxilaires  et l’administration de fortes doses de bisphosphonates intraveineux à certains patients pour traiter le myélome multiple (maladie de Kahler), le cancer du sein ou autres cancers.

En général, l’ostéonécrose de la mâchoire est définie comme une lésion qui ne cicatrise pas, ou mal, pendant 6 semaines. Elle se situe au niveau la mandibule ou le maxillaire Cette lésion peut être douloureuse ou non. La majorité des cas ont été recensés chez les personnes ayant subi ou subissant un traitement aux bisphosphonates intraveineux à fortes doses pour traiter un cancer. D’ailleurs, la plupart de ces patients ont à prendre d’autres médications pour se soigner. Il semble qu’en plus de la thérapie aux bisphosphonates, ces patients aient eu recours à une chirurgie dentaire : extraction d’une dent, implants dentaires, infection orale ou aient subi un traumatisme dans la cavité buccale avant que ne se développe l’ONM. Par contre, l’ONM peut survenir sans traumatisme ou traitement dentaire. La durée moyenne de traitement avec bisphosphonates était d’environ 2 ans. En général, l’ONM est soignée par un dentiste ou un chirurgien dentiste par l’entremise de traitements oraux comme le rinçage, les antibiotiques et toute autre chirurgie appliquée localement.

Les bisphosphonates administrés par voie orale tels l’alendronate (Fosamax®), l’étidronate (Didrocal®) et le risédronate (Actonel®) sont fréquemment utilisés pour traiter l’ostéoporose alors que les bisphosphonates intraveineux comme le pamidronate et le zolédronate sont utilisés plus rarement dans le traitement de l’ostéoporose.

Un petit nombre de cas répertoriés d’ONM ont été rapportés chez des patients utilisant des bisphosphonates oraux pour traiterl’ostéoporose et/ou la maladie de Paget. Il s’agit de cas extrêmement rares et on évalue la fréquence de ces cas entre 1 cas sur 10 000 et 1 cas sur 100 000 des patients. Malheureusement, les informations en ce qui concerne la dose et la durée du traitement aux bisphosphonates ainsi que l’état de santé général des patients atteints d’ONM sont limitées lors des traitements de l’ostéoporose ou la maladie de Paget dans ces études.

À ce jour, aucun résultat indiquent un rapport entre l’ONM et la prise d’autres médicaments pour traiter l’ostéoporose, en particulier le calcium et la vitamine D, le raloxifène (Evista®), la calcitonine (Miacalcin®) et le tériparatide (Forteo®).

Recommandations cliniques

À cause du manque d’information sur le sujet, il est impossible d’établir des lignes directrices de pratique clinique pour prévenir et traiter l’ONM chez les patients sous bisphosphonates oraux dans le traitement de l’ostéoporose ou celui de la maladie de Paget. Le risque de contracter l’ONM par l’absorption de bisphosphonates oraux est très mince (entre 1 sur 10 000 et 1 sur 100 000). Toutefois, pour les patients traités aux bisphosphonates oraux, voici ce que nous recommandons :

  1. Conserver une bonne hygiène dentaire par de visites régulières chez le dentiste et l’hygiéniste dentaire. Ce conseil s’applique à tous, que vous soyez traités aux bisphosphonates ou non.
  2. Faire part des problèmes dentaires ou buccaux à votre dentiste ou à votre médecin : douleur, enflure, problèmes de gencives ou dents qui se déchaussent.
  3. Informer le dentiste ou l’hygiéniste dentaire qu’on vous prescrit des bisphosphonates. Il/elle peut communiquer avec votre médecin pour tout renseignement sur le traitement ou l’état de votre santé.
  4. Certains professionnels de la santé vous recommanderont l’arrêt de bisphosphonates durant plusieurs semaines avant et après une chirurgie dentaire invasive (extraction de dent ou implants dentaires). Il n’y a pas de données scientifiques qui supportent cette recommandation. Toutefois, en tenant compte des effets bénéfiques que les bisphosphonates exercent sur les os à long terme, cet arrêt momentané de médicaments n’entraînerait aucune réaction néfaste pour le traitement de l’ostéoporose. Au préalable, il est bon d’en informer votre médecin.
  5. Des examens de routine d’hygiène dentaire comme un nettoyage, un plombage ou un traitement de canal n’entraînent aucune augmentation des risques de contracter une ONM.
  6. L’ONM ne pose aucun problème à l’articulation temporo-mandibulaire. Si vous ressentez une douleur, des claquements ou craquements dans cette articulation, la prise de bisphosphonates de même que l’ONM n’en sont pas la cause.
  7. Rappelez-vous que les médicaments prescrits pour l’ostéoporose le sont pour prévenir une fracture (os cassé). Vous êtes plus à risque de subir une fracture que de contracter l’ONM. Vous tirerez plus d’avantages que de risque de ces médicaments. Vous devez toujours en parler avec votre médecin avant d’effectuer tout changement ou arrêter toute médication.

De nombreuses études médicales ont récemment établi un lien entre un problème médical appelé l’ostéonécrose de la mâchoire (ONM) et l’administration de fortes doses de bisphosphonates intraveineux à certains patients pour traiter le myélome multiple (maladie de Kahler), le cancer du sein ou autres cancers.

En général, l’ostéonécrose de la mâchoire est définie comme une lésion qui ne cicatrise pas, ou mal, pendant 6 semaines. Elle se situe au niveau de la mâchoire (la mandibule ou le maxillaire). Cette lésion peut être douloureuse ou non. La majorité des cas ont été recensés chez les personnes ayant subi ou subissant un traitement aux bisphosphonates intraveineux à fortes doses pour traiter un cancer. D’ailleurs, la plupart de ces patients ont à prendre d’autres médications pour se soigner. Il semble qu’en plus de la thérapie aux bisphosphonates, ces patients aient eu recours à une chirurgie dentaire : extraction d’une dent, implants dentaires, infection orale ou aient subi un traumatisme dans la cavité buccale avant que ne se développe l’ONM. Par contre, l’ONM peut survenir sans traumatisme ou traitement dentaire. La durée moyenne de traitement avec bisphosphonates était d’environ 2 ans. En général, l’ONM est soignée par un dentiste ou un chirurgien dentiste par l’entremise de traitements oraux comme le rinçage, les antibiotiques et toute autre chirurgie appliquée localement.

Les bisphosphonates administrés par voie orale tels l’alendronate (Fosamax®), l’étidronate (Didrocal®) et le risédronate (Actonel®) sont fréquemment utilisés pour traiter l’ostéoporose alors que les bisphosphonates intraveineux comme le pamidronate et le zolédronate sont utilisés plus rarement dans le traitement de l’ostéoporose.

Un petit nombre de cas répertoriés d’ONM ont été rapportés chez des patients utilisant des bisphosphonates oraux pour traiter l’ostéoporose et/ou la maladie de Paget. Il s’agit de cas extrêmement rares et on évalue la fréquence de ces cas entre 1 cas sur 10 000 et 1 cas sur 100 000 des patients. Malheureusement, les informations en ce qui concerne la dose et la durée du traitement aux bisphosphonates ainsi que l’état de santé général des patients atteints d’ONM sont limitées lors des traitements de l’ostéoporose ou la maladie de Paget dans ces études.

À ce jour, aucun résultat indiquent un rapport entre l’ONM et la prise d’autres médicaments pour traiter l’ostéoporose, en particulier le calcium et la vitamine D, le raloxifène (Evista®), la calcitonine (Miacalcin®) et le tériparatide (Forteo®).

Recommandations cliniques

À cause du manque d’information sur le sujet, il est impossible d’établir des lignes directrices de pratique clinique pour prévenir et traiter l’ONM chez les patients sous bisphosphonates oraux dans le traitement de l’ostéoporose ou celui de la maladie de Paget. Le risque de contracter l’ONM par l’absorption de bisphosphonates oraux est très mince (entre 1 sur 10 000 et 1 sur 100 000). Toutefois, pour les patients traités aux bisphosphonates oraux, voici ce que nous recommandons :

1. Conserver une bonne hygiène dentaire par de visites régulières chez le dentiste et l’hygiéniste dentaire. Ce conseil s’applique à tous, que vous soyez traités aux bisphosphonates ou non.

2. Faire part des problèmes dentaires ou buccaux à votre dentiste ou à votre médecin : douleur, enflure, problèmes de gencives ou dents qui se déchaussent.

3. Informer le dentiste ou l’hygiéniste dentaire qu’on vous prescrit des bisphosphonates. Il/elle peut communiquer avec votre médecin pour tout renseignement sur le traitement ou l’état de votre santé.

4. Certains professionnels de la santé vous recommanderont l’arrêt de bisphosphonates durant plusieurs semaines avant et après une chirurgie dentaire invasive (extraction de dent ou implants dentaires). Il n’y a pas de données scientifiques qui supportent cette recommandation. Toutefois, en tenant compte des effets bénéfiques que les bisphosphonates exercent sur les os à long terme, cet arrêt momentané de médicaments n’entraînerait aucune réaction néfaste pour le traitement de l’ostéoporose. Au préalable, il est bon d’en informer votre médecin.

5. Des examens de routine d’hygiène dentaire comme un nettoyage, un plombage ou un traitement de canal n’entraînent aucune augmentation des risques de contracter une ONM.

6. L’ONM ne pose aucun problème à l’articulation temporo-mandibulaire. Si vous ressentez une douleur, des claquements ou craquements dans cette articulation, la prise de bisphosphonates de même que l’ONM n’en sont pas la cause.

7. Rappelez-vous que les médicaments prescrits pour l’ostéoporose le sont pour prévenir une fracture (os cassé). Vous êtes plus à risque de subir une fracture que de contracter l’ONM. Vous tirerez plus d’avantages que de risque de ces médicaments. Vous devez toujours en parler avec votre médecin avant d’effectuer tout changement ou arrêter toute médication.

Pour bientôt

Plusieurs études sont en cours pour mieux comprendre l’incidence et le mécanisme de développement de l’ONM ainsi que pour identifier les facteurs de risque spécifiques qui prédisposent certains patients à l’ONM.

Face à l’urgence de clarifier comment et par quel mécanisme l’ONM se manifeste, l’American Society for Bone and Mineral Research a organisé un forum qui rassemble médecins, chirurgiens dentaires, dentistes et scientifiques qui s’attaqueront à ce problème clinique et qui développeront un guide de pratique clinique basé sur les données scientifiques.

Le conseil consultatif scientifique d’Ostéoporose Canada appuie cette démarche.

Cette nouvelle sera mise à jour dès que de nouveaux renseignements seront disponibles

 

Plusieurs études sont en cours pour mieux comprendre l’incidence et le mécanisme de développement de l’ONM ainsi que pour identifier les facteurs de risque spécifiques qui prédisposent certains patients à l’ONM.

Face à l’urgence de clarifier comment et par quel mécanisme l’ONM se manifeste, l’American Society for Bone and Mineral Research a organisé un forum qui rassemble médecins, chirurgiens dentaires, dentistes et scientifiques qui s’attaqueront à ce problème clinique et qui développeront un guide de pratique clinique basé sur les données scientifiques.

Le conseil consultatif scientifique d’Ostéoporose Canada appuie cette démarche.

Cette nouvelle sera mise à jour dès que de nouveaux renseignements seront disponibles

Dr med.Chami Karol 6/2012

Article reposté enrichi et adapté pour les praticiens de chirurgie buccale et Oral Maxillofacial



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